Excitation et perte dérection

Troubles de l'érection : comment je m'en suis sorti

AKG-Images Je ne recherche plus aucune relation excitation et perte dérection avec personne. Cela ne m'intéresse plus du tout. Non seulement avec ma partenaire, mais avec qui que ce soit.

Lettre d'information n°97 – Octobre 2010

Ce désintérêt m'est venu d'un seul coup, il y a quelques mois. Je n'ai eu aucune relation sexuelle depuis ce jour.

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  • Et pourtant, ce trouble est plus courant qu'il n'y paraît.

Je n'ai plus d'érection, je ne pense plus à rien de sexuel, je n'imagine plus de relations même érotiques. Mes fantasmes se sont en quelque sorte éteints. Bien sûr, j'ai des difficultés dans mes relations quotidiennes, mais je ne sais pas si c'est à cause d'un manque d'attirance pour les femmes, ou si lérection est longue que je doute de moi-même de façon générale.

Je ne sais pas quand cela va se terminer, je ne sais plus du tout où aller. Ce syndrome a été découvert il y a une trentaine d'années.

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Il a été nommé initialement inhibition du désir sexuel, femme insère un pénis on supposait qu'il résultait d'une forme d'inhibition interne du désir, par des mécanismes psychiques inconscients. Mais cette thèse n'ayant pas été suffisamment étayée, on a éliminé le terme d'inhibition, pour préférer aujourd'hui l'appellation désir sexuel hypoactif.

Son cas résume bien la plupart des problèmes rencontrés par les patients. Pas ou peu de fantasmes sexuels, extinction partielle ou totale du désir d'activité sexuelle… Ces symptômes persistent pendant des mois ou des années, avec les pénis masculin grand qu'on imagine, notamment sur la perception de soi-même et sur les relations avec autrui. L'absence de désir et de fantasmes sexuels ne peut être expliquée par l'âge ou par le contexte personnel de la vie du patient.

Problèmes d'érection: un signe avant-coureur?

De plus, le diagnostic de trouble sexuel hypoactif est porté lorsque la baisse du désir est constatée en l'absence de tout autre trouble psychopathologique, tel que la dépression, ou bien lorsque cette baisse du désir persiste alors que l'épisode d'un autre trouble psychopathologique est terminé depuis plusieurs mois. Enfin, le diagnostic n'est porté que si la baisse du désir n'est pas due à la consommation de substances toxiques, aux effets indésirables d'un médicament, ou à une quelconque maladie physique.

C'est une perturbation à part entière, bien individualisée. Le patient cesse de désirer tous les partenaires potentiels, dans certains cas, une seule personne, dans d'autres. Le trouble apparaît parfois, chez une personne qui, jusque-là, n'avait jamais éprouvé cette difficulté.

Sélection de stimulants contre les troubles de l'érection

Parfois, il a toujours été présent, aussi loin que le sujet s'en souvienne. Quelle est la cause de ce trouble? On l'ignore encore, mais on sait qu'une proportion notable des excitation et perte dérection a des antécédents dépressifs.

De plus, dans environ la moitié des cas, la baisse du désir est associée à un trouble de l'érection. Diverses hypothèses ont été avancées : problèmes relationnels avec la ou le partenaire, sentiments d'angoisse associés aux relations sexuelles… Selon la psychologue Helen Kaplan, de l'Université de New York, qui a étudié le désir sexuel hypoactif, les personnes présentant ce trouble font diminuer inconsciemment l'intensité de leurs désirs sexuels en polarisant leur attention sur les aspects qu'ils estiment négatifs chez leurs partenaires potentiels.

Tout se passe comme s'ils recherchaient chez la le partenaire un trait ou un aspect, physique ou psychologique, qui la le rend moins désirable. Sur le plan physiologique, très peu d'études ont été effectuées. L'une d'elles a cependant révélé que, pendant le sommeil, la concentration de testostérone sanguine est basse, d'autant plus basse que la baisse du désir est prononcée.

Selon l'hypothèse de H. Kaplan, ce trouble serait lié à un dysfonctionnement des mécanismes cérébraux qui ont pour fonction de réguler le niveau de la motivation sexuelle. En effet, le désir sexuel suppose l'activation de certaines régions cérébrales.

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Dans ce trouble, il se pourrait que ces régions cérébrales soient exagérément inhibées, ce qui freinerait leur fonctionnement. Nous avons précisément cherché à identifier les régions du cerveau où des perturbations fonctionnelles pourraient altérer la régulation de l'intensité de la motivation sexuelle. Pour cela, nous avons étudié par tomographie par émission de positons, les réponses cérébrales de ces patients à des stimu lus sexuels visuels et nous les avons comparées à celles de personnes ne présentant pas de trouble clinique.

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Ces expériences ont été réalisées au cermep, le Centre d'exploration et de recherche médicales par émission de positons, à Lyon. Excitation sexuelle et vidéo Ces études ont été conduites dans le plus grand respect de l'intimité et de la pudeur des patients, en accord avec le Comité de protection des personnes dans la recherche médicale.

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Sept patients et huit témoins, tous de sexe masculin, ont pris part à l'étude, des hétérosexuels âgés de 20 à 50 ans, sains, ne recevant aucun traitement pharmacologique, et ne consommant pas de drogues. Les témoins sans trouble de désir sexuel hypoactif ne présentaient aucun trouble psychiatrique ni sexuel.

Les patients, quant à eux, pouvaient présenter, en plus de leur baisse de désir, un trouble de l'érection, mais pas d'autre trouble psychopathologique qui serait venu s'ajouter au désir sexuel hypoactif. Nous avons montré aux participants des vidéos provoquant une excitation sexuelle un couple hétérosexuel engagé dans un rapport amoureuxune vidéo à caractère émotionnellement neutre une scène de la vie quotidienne et une vidéo humoristique, l'humour étant une émotion de type plaisant, mais sans caractère sexuel dans l'extrait ici présenté.

Quelques conseils en cas de troubles érectiles Si un homme a des troubles de l'érectionil est probable qu'il ne souhaite pas s'exposer à un échec et donc, qu'il inhibe son désir.

En outre, nous leur avons montré trois sortes de photographies : des femmes habillées en train de remplir des activités professionnelles, des photographies de femmes mannequins habillées et particulièrement jolies et enfin, des photographies de jeunes femmes nues ou en partie dénudées.

Pendant ce temps, nous avons enregistré l'activité des diverses régions du cerveau par tomographie par émission de positons, un scanner qui permet de mesurer de façon indirecte le débit sanguin dans les différentes zones cérébrales.

De plus, la réponse génitale, de type érectile, était enregistrée à l'aide d'une mesure appelée pléthysmographie pénienne. Un anneau élastique en silicone disposé autour de la verge est utilisé comme capteur permettant de mesurer les variations de circonférence de celle-ci. La zone inhibitrice des désirs Chez les sujets normaux en situation d'excitation, nous avons observé une baisse d'activité cérébrale dans une zone de l'hémisphère gauche, alors que l'activité de cette zone restait inchangée chez les patients sujets au excitation et perte dérection du désir sexuel hypoactif.

Cette région, le gyrus rectus gauche, est située à la face inférieure du lobe frontal gauche, près de la ligne médiane voir la figure 2dans le cortex orbitofrontal.

Nous pensons qu'elle inhibe l'éclosion et la libération du désir et de l'excitation sexuelle.

Troubles de l'érection : comment je m'en suis sorti

Ainsi, chez le patient sain voyant des images excitantes, l'activité du gyrus rectus gauche diminue, ce qui libère le désir. Le gyrus rectus gauche intervient pour inhiber l'expression comportementale de diverses motivations. Quand il est lésé par une blessure traumatique ou un accident excitation et perte dérection cérébralil cesse de remplir son rôle inhibiteur, de sorte que les patients manquent totalement de retenue, et sont animés par une recherche excessive du plaisir, notamment sexuel.

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En revanche, on conçoit que si cette zone est hyperactive, l'inhibition est telle que le désir disparaît. C'est ce qui se passe chez les patients présentant un désir sexuel hypoactif.

Comment agit l'inhibition par le cortex orbitofrontal? Chez le rat, le cortex orbitofrontal contient des neurones qui s'activent lorsque l'animal a pris l'habitude de recevoir à manger après avoir appuyé sur un levier, et que, subitement, il ne reçoit plus de nourriture quand il actionne le levier. L'activité de ces neurones signale une discordance entre une attente de quelque chose d'agréable et ce qui survient réellement.

Désir psychologiques et panne physiologique

Si le rat appuie plusieurs fois sur le levier, et que la récompense ne vient toujours pas, son cortex orbitofrontal continue à s'activer jusqu'à ce qu'il cesse d'espérer une récompense. Chez les patients présentant une baisse du désir sexuel, le maintien de l'activité du cortex orbitofrontal indiquerait qu'ils n'anticipent pas qu'une expérience sexuelle sera agréable, et il pourrait être à l'origine de l'inhibition de la réaction motrice, émotionnelle et neurovégétative, qui va de pair avec le désir sexuel.

Le silence des fantasmes Alors que chez les patients atteints de désir sexuel hypoactif, le cortex orbitofrontal reste exagérément activé face à des stimulus sexuels visuels, c'est l'inverse qui se produit pour d'autres régions cérébrales. Ainsi, quatre régions cérébrales sont plus activées chez les sujets sans trouble clinique que chez les patients. Or, parmi ces quatre régions, trois sont connues pour participer aux processus de préparation des gestes, des mouvements, des actions motrices en général ; ces aires dites prémotrices sont l'aire motrice supplémentaire dans chacun des deux excitation et perte dérection et perte dérection cérébrauxl'aire prémotrice ventrale de l'hémisphère gauche voir la figure 4et une partie d'une bande de matière grise, disposée à la face interne de l'hémisphère gauche : le gyrus cingulaire gauche voir la figure 5.

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La quatrième région, le lobule pariétal inférieur gauche voir la figure 4nous permet de nous imaginer des actions sans les accomplir. Or un fantasme sexuel pourrait être défini comme la représentation imaginaire d'un comportement sexuel désiré par le sujet.

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L'absence d'activation de cette région semble correspondre à une absence de fantasmes sexuels : interrogés après l'expérience, les patients expliquent n'avoir eu aucune représentation mentale de leur corps et de ses mouvements possibles pendant la projection des stimulus sexuels visuels contrairement aux sujets sans trouble clinique.

Ces études laissent entrevoir de possibles retombées thérapeutiques : par exemple, des psychothérapies pourraient aider le patient à identifier des souvenirs d'épisodes de frustration qui l'empêcheraient d'anticiper une expérience de plaisir. Le psychisme et le cerveau peuvent être conçus comme les deux faces d'une excitation et perte dérection réalité. Article paru dans.

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